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L'art du refus

Updated: Apr 19, 2020

Presque tous les chercheurs d’emploi ont déjà été confrontés à un refus suite à leur dossier de candidature qu’ils ont préparé avec soin pour leur job de rêve.

Chose tout à fait normale, considérez que le futur employeur ou le recruteur se retrouve face à une pile de peut-être 100 dossiers pour un seul poste ; soit il a un logiciel qui lui fait un premier tri selon les mots-clés déterminés à l’avance soit il étudie chaque dossier en fonction du profil recherché.

Ensuite, il contacte l’échantillon des candidats dont il estime que le profil correspond au mieux à ses critères de recherche afin de les rencontrer. Et ainsi de suite…

En principe, la majorité, donc 99 sur 100 candidats, recevra un refus.

Différencions deux types de refus :

- le refus en réponse au dossier de candidature non-sélectionné

- le refus suite à un contact personnel - l’entretien - entre recruteur et candidat.

Les formes du refus sont diverses : de plus en plus rarement par lettre, le plus souvent par e-mail ou par l’application à travers laquelle le candidat a postulé ; moins souvent par téléphone ou, plus rarement, directement durant l’entretien, au cas où les deux parties se rendent compte qu’elles ne sont pas faites l’une pour l’autre.

Le constat qui peut être fait est que sur un échantillon très subjectif de 1000 candidatures, des candidats avec des profils différents, postulant pour des postes différents, le nombre de refus s’élève à 65%. Le nombre d’engagements s’élevait à 3 pour mille.

On parle donc de 35% des candidatures préparées individuellement en fonction du poste qui n’ont même pas été « honorées » d’un refus.

Les 65% des refus peuvent être répartis en plusieurs catégories :

Par écrit :

- La grande majorité consiste en un refus standard en deux phrases expliquant que d’autres candidats présentent un profil mieux adapté et ce, suite au dossier ou suite à un entretien

· Avec salutation d’introduction personnalisée en fonction du sexe du candidat refusé

· Avec salutation d’introduction standardisée « Monsieur » pour tous les candidats, indépendamment de leur sexe

· Sans salutation d’introduction

· Avec salutation finale et nom de la personne /de l’entreprise

· Avec salutation finale et sans nom

· Sans salutation finale

- Malheureusement très rare, un refus personnalisé expliquant les raisons pour lesquelles un candidat n’a pas été choisi, accompagné d’une phrase explicative sur ce que le candidat doit améliorer.

Par téléphone

- Le refus par téléphone se fait souvent après un entretien. Il présente pour le candidat l’avantage de pouvoir demander au recruteur les raisons de son refus et ce qu’il pourrait améliorer.

Une question se pose dans la majorité des refus et surtout des « même-pas-refus » : l’investissement en temps et l’intérêt du candidat pour l’entreprise sont-ils respectés ?

Un exemple : suite à une annonce, le candidat prépare son dossier. Il s’informe sur l’entreprise afin de pouvoir formuler et individualiser sa lettre de motivation et son CV pour attirer l’œil de son futur employeur. Il envoie son dossier et attend une réponse.

Une première réponse consiste souvent - mais pas toujours - en la confirmation de réception.

Et ensuite ?

Soit il est sélectionné, soit il ne l’est pas.

Si son dossier n’est pas sélectionné, par respect pour le candidat et son travail de préparation il aurait mérité une réponse, même standardisée, en bonne et due forme avec les formules de politesse adaptées.

Si son dossier est sélectionné, il est invité à un entretien duquel il ne sort malheureusement pas gagnant. Là encore, par respect pour le candidat, il serait bien de lui communiquer par exemple trois points qu’il pourrait améliorer, qui sont les motifs pour lesquels le choix ne s’est pas porté sur lui.

Le refus est un art qui requiert de montrer du respect aux candidats.

Berg Global Consulting vous propose toute une gamme de coaching autour du recrutement et du refus, de la recherche d’emploi et de la réorientation professionnelle.

Avez-vous déjà refusé quelqu’un aujourd’hui ?

Un grand merci à Jacky Minguet pour ses corrections.

La forme masculine est employée pour alléger le texte mais comprend les genres féminin et masculin.


 
 
 

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